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Performances énergétiques, économiques et environnementales, les labels et certifications des logements se multiplient. Est-ce pour autant un gage de qualité et à quoi faut-il faire attention ?

La «valeur verte» d’un logement est un atout.  L’étude des notaires de France (octobre 2018) le prouve. «En 2017, les maisons anciennes d’étiquette énergie A-B se sont vendues en moyenne de 6 % à 14 % plus cher que les maisons d’étiquette D et pour les appartements anciens de 6 % à 22 % plus cher.»

Dans le neuf, les logements sont désormais dotés des dernières normes en matière de certification environnementale et de performance énergétique. Sur le long terme, cela permet de dégager certaines économies. Si certains labels semblent facultatifs, d’autres mentions sont incontournables. La conformité à la norme RT 2012 (réglementation Thermique), par exemple, est obligatoire pour la construction neuve et pour pouvoir être éligible au dispositif Pinel.

Le label HQE, pour haute qualité environnementale, vise à maîtriser les impacts d’une construction et améliorer la santé et le confort des résidents. Ensuite, la certification Habitat et environnement s’applique notamment aux programmes neufs ou en rénovation, immeubles collectifs et individuels groupés.

Certifications et labels

Quelle est l’institution qui délivre les labels ? Un organisme certificateur accrédité par le Cofrac (Comité français d’accréditation): Cerqual et Promotelec Services pour les logements neufs et rénovés, individuels ou collectifs notamment, Céquami pour les maisons neuves ou rénovées. Avec les certifications et les labels, les logements disposent de garanties comme des labels de performance énergétique BEPOS (Bâtiment à énergie positive) pour le neuf, HPE (Haute Performance Énergétique) et BBC (Bâtiment Basse Consommation) pour l’habitat rénové attestent d’une performance réellement supérieure et donc d’économies sensibles pour le résident.

La réglementation thermique actuelle (RT 2012) pour le neuf correspond à un logement à basse consommation d’énergie (objectif: 50 kWh/m2/an). Elle va être amenée à évoluer en 2020 pour devenir une réglementation environnementale. Celle-ci fait actuellement l’objet d’une expérimentation par l’État et est portée par le label E+C- (Énergie Carbone). «L’objectif de cette nouvelle réglementation est de tendre conjointement vers des bâtiments à énergie positive et à basse émission de carbone», souligne Antoine Desbarrières. Une réglementation de plus en plus ambitieuse pour un enjeu majeur.

Source : figaro.fr